CAP Boulangerie : L’ingrédient invisible mais essentiel — La Températur

CAP Boulangerie : L’ingrédient invisible mais essentiel — La Température

August 31, 20253 min read

CAP Boulangerie : L’ingrédient invisible mais essentiel — La Température 🧑‍🍳

Températures CAP Boulangerie : maîtriser la pâte, la fermentation et la cuisson pour réussir l’examen

Introduction

Quand on pense boulangerie, on imagine immédiatement la farine, l’eau, la levure et le pétrissage. Pourtant, un ingrédient invisible, souvent oublié, influence directement la qualité d’une pâte : la température. Elle agit sur chaque étape, de la fermentation au résultat final. Maîtriser ce paramètre, c’est franchir une étape décisive vers le savoir-faire d’un véritable artisan boulanger.

Pourquoi la température est-elle si importante ?

Le gluten, l’activité des levures, la fermentation, la pousse, la coloration du pain à la

cuisson : tout dépend de la température

  • Trop chaud → fermentation excessive, affaissement.

  • Trop froid → levée lente, développement du gluten compromis.

Comme l’explique Pain au Levain, quelques degrés d’écart suffisent à transformer le résultat final : une bonne maîtrise de la température est donc la base d’un pain réussi.

La fameuse formule de base

Les boulangers professionnels utilisent ce calcul simple pour obtenir la pâte à bonne température :

Température de base = Température visée × 3 – (température farine + température pièce + température batteur)

👉 Exemple :

  • Température visée : 24 °C

  • Température pièce : 21 °C

  • Température farine : 20 °C

  • Température batteur : 2 °C

➡ Température de base : 72 °C
➡ Eau à utiliser : 72 – (21 + 20 + 2) =
29 °C

Cette formule ajuste la température de l’eau selon les saisons pour une pâte toujours constante.


La température ambiante : un facteur clé

La température de la pièce agit sur la fermentation. Par exemple, à 28 °C, la pâte lève deux fois plus vite qu’à 20 °C, avec :

👉 le risque de surfermentation,

👉 d’acidité

👉 et de perte de structure.

En boulangerie professionnelle : on travaille souvent dans des pièces fraîches ou climatisées.

À la maison ou en atelier pédagogique : il faut compenser avec:

  • adapter les temps de pousse,

  • prévoir des pauses au froid,

  • rester attentif aux conditions ambiantes.


L’eau : ton meilleur allié

L’eau est le levier le plus facile à ajuster :

  • Trop chaud ? Utilise de l’eau froide ou glacée.

  • Trop froid ? Prends un peu d’eau tiède.

⚠️ Attention : au-delà de 55 °C, l’eau détruit les levures.
Un
thermomètre est donc un outil indispensable pour garantir régularité et précision.


Une pâte bien gérée, un pain réussi

Une pâte entre 24–26 °C après pétrissage aboutit souvent à :

  1. un gluten bien développé,

  2. une fermentation maîtrisée,

  3. une belle alvéolature,

  4. une meilleure conservation du pain.


Conclusion

La température n’est pas un détail : c’est une variable centrale en boulangerie. Même avec les meilleurs ingrédients et techniques, quelques degrés de différence transforment le pain.

Maîtriser la température, c’est devenir acteur de sa pâte. Prêt(e) à passer au niveau supérieur ? Rejoins la Hody Academy et découvre notre formation complète, pensée pour t’accompagner pas à pas vers la réussite de ton CAP Boulangerie ici

FAQ – Questions fréquentes

1. Qu’est-ce que la température de base en boulangerie ?
C’est une formule qui permet de calculer la température idéale de l’eau pour obtenir une pâte équilibrée.

2. Quelle est la température idéale pour la fermentation ?
Entre 23 et 25°C pour le pointage, 24 à 27°C pour l’apprêt.

3. À quelle température cuire les baguettes au CAP ?
Environ 240-250°C avec buée.

4. Comment gérer la fermentation sans chambre professionnelle ?
Utilise une boîte fermée avec un bol d’eau chaude pour créer de l’humidité.

5. Pourquoi la température est-elle autant contrôlée au CAP ?
Parce qu’elle garantit la régularité, la qualité de la mie et la maîtrise du produit fini.

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